Des distorsions depuis 1867

Les résultats électoraux présentent des distorsions depuis l’introduction du mode de scrutin majoritaire uninominal à un tour, en 1867. D’une élection à l’autre, les noms et les chiffres changent, mais les défauts du système demeurent.

Consultez les résultats électoraux et les analyses effectuées par le MDN en suivant les liens ci-bas ou téléchargez le document présentant les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et celui comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

Analyser les résultats d’élections demande de faire différents calculs et des comparaisons entre différentes données. Voir Quoi mesurer et comment pour les descriptions et les définitions des mesures utilisées.

Faits saillants au sujet de la répartition des sièges et de la volonté  populaire exprimée depuis 1867

L’analyse globale des élections montrent que les distorsions sont importantes et récurrentes. De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8 (un indice de 0 signifierait qu’il n’y a pas de distorsion entre la volonté populaire et la part des sièges occupés par chaque option politique).  L’indice de distorsion atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.  En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) ont moins de 5 comme indice de distorsion, et chacun un indice moyen de 2,7, ce qui est 6 fois mois élevé que la moyenne québécoise (depuis 1973).   Des 120 pays, dont les élections ont été analysées par Michael  Gallagher, aucun n’atteint de si haut indices, même le Canada n’a dépassé l’indice de 20 que 3 fois depuis 1945.

Des choix politiques sont sur-représentés au détriment de d’autres options. Dans 18 élections québécoises, un parti a bénéficié d’une surreprésentation de sièges équivalente à 20 points et plus, dépassant même 30 dans 7 de ces élections; et dans 11 élections un parti a subi une sous-représentation de 20 points, dépassant même 30 dans 2 de ces élections.

Le pluralisme politique ne se reflète pas à l’Assemblée nationale. Même lorsque 10 partis et plus sont en lice, le nombre de partis obtenant des sièges n’atteint jamais 3, pour une moyenne de 1,8 depuis 1867. En comparaison, en Allemagne et en Nouvelle-Zélande, le nombre de partis obtenant des sièges est de près de 3,5 depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire.

Sources pour toute cette section:[EXPAND les détails!]

  • Livre de Pierre Drouilly « Statistiques électorales du Québec. 1867-1989 » Québec, Assemblée nationale du Québec, 1990, 3e éd., 962 p. (ISBN 978-2-551-12466-4) cité dans le portail sur les élections depuis 1867 de Wikipédia
  • Site du Directeur général des élections (pour les années de 1973 à 2012)
  • Site « Bilan du siècle » de l’Université de Sherbrooke, sous la direction de Jean-Herman Guay[/EXPAND]

 

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