Élections de 1867 à 1897

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1867

Dès la première élection générale, faisant suite à la fondation du Canada, le système majoritaire uninominal créé des distorsions. Un gouvernement conservateur majoritaire est élu avec 53,5% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale, soit 79,7 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 26 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 15 points et ConsInd n’a aucun siège avec 9% des voix). L’indice de distorsion de cette élection est de 22,5, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8 : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).   Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

1871

À la 2e élection générale, un gouvernement conservateur majoritaire est élu avec 51,7% des votes. Il occupe 70,8 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 19 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 10 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 16,2, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1875

À la 3e élection générale, un gouvernement conservateur majoritaire est élu avec 51% des votes. Il occupe 66 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 15 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 10 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 13,2, ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1878

À la 4e élection générale, un gouvernement conservateur minoritaire est élu avec 49,5% des votes. Il s’agit de la seule élection à s’approcher du respect de la volonté populaire. Il occupe 49,2 % des sièges. Seule élection où seulement trois partis se font la lutte, ils obtiennent tous les trois une représentation équivalente aux votes reçus. L’indice de distorsion de cette élection est donc très bas, soit 0,24, ce qui représente le meilleure indice de toutes les élections québécoises (suivi par l’élection de 1960 avec 1,9), le record inverse étant de 35 pour l’élection de 1900.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).   Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

1881

À la 5e élection générale, un gouvernement conservateur majoritaire est élu avec 50% des votes. Il occupe 75 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 25 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 16 points). Le parti Conservateur indépendant a besoin, en moyenne, de 8 fois plus des votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 21,6, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1886

À la 6e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 40% des votes, mais c’est le parti conservateur qui a obtenu le plus de votes, soit 46%. La volonté populaire est renversée pour la première fois de l’histoire du Québec, puisque le parti ayant reçu le plus de votes n’a pas formé le gouvernement. Cela se produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Le parti libéral occupe 51 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 11 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le parti conservateur est en déficit de 6 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 9,4, ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 6 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).   Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

mdn-graphiques_election_1886

1890

À la 7e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 44,5% des votes, mais c’est le parti conservateur qui a obtenu le plus de votes, soit 45,4%. La volonté populaire est renversée pour la deuxième fois de l’histoire du Québec, puisque le parti ayant reçu le plus de votes n’a pas formé le gouvernement. Cela se produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Le parti libéral occupe 58,9% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 14 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (le parti conservateur est en déficit de 14 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 14, ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 6 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS). Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1892

À la 8e élection générale, un gouvernement conservateur majoritaire est élu avec 52,4% des votes. Il occupe 69,8% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 17 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 15 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 16, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 7 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

mdn-graphiques_election_1892

1897

À la 9e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 53% des votes. Il occupe 69 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 16 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le parti conservateur est en déficit de 13 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 14,3, ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).    Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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Élections de 1867 à 2012

 

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