Élections de 1936 à 1970

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1936

À la 20e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 56,8% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale avec 84,4% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 27,6 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 24,5 points). Le PLQ a besoin en moyenne de 4 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 26,1, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS). Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

mdn-graphiques_election_1936

1939

À la 21e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 53,5% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale avec 80,2% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 26,7 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (l’UN est en déficit de 21,7 points). Le parti de l’Union nationale a besoin, en moyenne, de près de 4 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 24,5, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 12 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.
Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1944

À la 22e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 38% des votes, mais c’est le PLQ qui a obtenu le plus de votes, soit 39,4%. La volonté populaire est renversée pour la troisième fois de l’histoire du Québec, puisque le parti ayant reçu le plus de votes n’a pas formé le gouvernement. Cela se produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Le parti de l’Union nationale occupe 52,7 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 14,7 points. La plupart des autres partis sont sous-représentés (le Bloc populaire est en déficit de 10 points). Le Bloc populaire a besoin, en moyenne, de près de 5 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 12,8, ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections.Malgré que 14 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS). Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1948

À la 23e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 51% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale avec 89% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 38 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 27,5 points). Le PLQ a besoin, en moyenne, de 7 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’Union des électeurs n’obient aucun siège même s’il a obtenu 9,3% des votes.L’indice de distorsion de cette élection est de 33,7, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.
Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1952

À la 24e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 50,5% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale avec 74% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 23 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 21 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 22,2, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 9 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.[EXPAND les détails!]

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1956

À la 25e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 51,8% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale avec 77% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 26 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 23 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 24,5 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS). Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1960

À la 26e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 51,4% des votes. Il occupe 54% des siège. Exception qui confirme la règle, il n’est sureprésenté que de 2,3 points. L’indice de distorsion de cette élection est très bas, soit 1,9 ce qui représente le deuxième meilleur indice de toutes les élections québécoises (précédé par l’élection de 1919 avec 0,24), le record inverse étant de 35 pour l’élection de 1900.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8: il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 11 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice. En fait, près 99% de votes de cette élection sont allés aux deux premiers partis (taux le plus élevé de toutes les élections québécoises); les 9 autres partis recevant entre 0,01% et 1,1%.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

mdn-graphiques_election_1960

1962

À la 27e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 56,4% des votes. Il occupe 66% des sèges, il profite d’une surreprésentation de 10 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (l’UN est en déficit de 9,5 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 9,7 ce qui démontre moins d’écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus que pour la plupart des élections.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 8 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1966

À la 28e élection générale, un gouvernement majoritaire de l’Union nationale est élu avec 40,8% des votes, mais c’est le PLQ qui a obtenu le plus de votes, soit 47,3%. La volonté populaire est renversée pour la quatrièrme fois de l’histoire du Québec, puisque le parti ayant reçu le plus de votes n’a pas formé le gouvernement. Cela se produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Le parti de l’Union nationale occupe 52 % des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 11 points. Tous les autres partis sont sous-représentés. Le RIN n’obtient aucun siège malgré qu’il ait recueilli 5,6% des votes. L’indice de distorsion de cette élection est de 9, ce qui démontre moins d’écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus que pour la plupart des élections.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8 : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 9 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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1970

À la 29e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 45,4% des votes. Il occupe 66,7% des sèges, il profite d’une surreprésentation de 21 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PQ est en déficit de 16,6 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 19,3 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis.[EXPAND les détails!]

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.[/EXPAND]

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Élections de 1867 à 2012

 

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