Rassemblement pour une démocratie juste !

Le Mouvement Démocratie Nouvelle, avec ses partenaires de la Coalition pour la réforme électorale maintenant ! s’est rassemblé le 14 avril devant l’Assemblée nationale afin d’exiger du gouvernement le début de l’étude détaillée du projet de loi 39 portant sur la réforme du mode de scrutin.

Plusieurs intervenants en ont profité pour signifier leurs inquiétudes, face au silence radio du gouvernement, et leurs visions de la démocratie.

La liste des intervenants :

1.     Jean-Pierre Charbonneau, président du Mouvement Démocratie Nouvelle
2.     Sol Zanetti, député de Jean Lesage et porte-parole pour la réforme du mode de scrutin (Québec Solidaire)
3.     Pascal Bérubé, député de Matane-Matapédia et porte-parole responsable de la réforme des institutions démocratiques (Parti québécois)
4.     Alex Tyrrell, Chef du Parti vert du Québec
5.     Thérèse Mailloux, Présidente du Groupe Femmes, politique et démocratie (GFPD)
6.     Christian Daigle, Président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)
7.     Shirley Dorismond, Vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ)
8.     Noémie Veilleux, Présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

Le communiqué de presse officiel :

RÉFORME DU MODE DE SCRUTIN

L’HEURE EST AU RESPECT DE LA PAROLE DONNÉE. MAINTENANT!

QUÉBEC, le 14 avril 2021 – « Le premier ministre Legault doit respecter sa promesse de doter le Québec d’une démocratie représentative plus juste grâce à un nouveau mode de scrutin de type proportionnel. Le MDN exige qu’il donne suite immédiatement à la motion unanime de l’Assemblée nationale réclamant le 17 mars dernier que le gouvernement appelle enfin l’étude détaillée du projet de loi 39 qui attend depuis le 8 octobre 2020 ! », a déclaré le président du Mouvement Démocratie Nouvelle, Jean-Pierre Charbonneau, lors d’un rassemblement citoyen devant le Parlement du Québec aujourd’hui.

Le premier ministre a dit aux dirigeants du MDN le 6 novembre dernier que le processus législatif redémarrerait en début d’année 2021 afin que tout soit terminé pour la mi-juin prochain. Monsieur Charbonneau déplore donc le silence persistant et suspect du gouvernement face aux nombreux appels publics, depuis trois mois, pour passer à l’action rapidement.

« Le premier ministre Legault déclarait l’automne dernier qu’il n’utiliserait pas la pandémie comme prétexte pour renoncer à la réforme électorale car cela serait faire preuve d’un cynisme inqualifiable! Qu’attend-t-il alors pour donner l’heure juste au peuple québécois? L’exercice du pouvoir est-il devenu si attrayant qu’il se refuse désormais à le partager alors qu’il se disait prêt à le faire lors du dépôt du projet de loi 39? La population québécoise se réjouit pourtant chaque fois que les dirigeants politiques collaborent au-delà des fractures partisanes! », d’affirmer monsieur Charbonneau.

De son côté, la vice-présidente du MDN, Françoise David, a tenu à rappeler que c’est la Coalition Avenir Québec qui, en 2015, sous l’impulsion du député Benoit Charrette et de François Legault lui-même, a ramené à l’agenda politique et parlementaire la réforme du mode de scrutin discutée à de multiples reprises depuis 50 ans.

« Un engagement de parti, une entente transpartisane, une promesse électorale, un discours inaugural du premier ministre, puis le dépôt historique d’un projet de loi et subitement, alors que la lumière pointe enfin au bout du tunnel, une interruption du processus législatif ! Où est l’homme politique qui promettait la main sur le cœur qu’il ne ferait pas un Justin Trudeau de lui-même et qu’il réaliserait toutes ses promesses électorales malgré la pandémie ? Serions-nous devant un premier ministre qui manque maintenant de courage politique? » s’est exclamée, exaspérée, Françoise David.

D’autre part, les dirigeants de la Coalition pour une réforme électorale maintenant ! ont insisté pour affirmer que le projet de loi 39 sur la réforme du mode de scrutin fait du sur place actuellement à l’Assemblée nationale au détriment de la démocratie et de la parité.

Le Groupe Femmes, Politique et Démocratie (GFPD) est l’un de ceux-là. « Pour la première fois dans l’histoire du Québec, il y a un consensus social majeur autour d’une obligation de parité. Le gouvernement en a jeté les bases dans son projet de loi et la ministre responsable, Mme Sonia LeBel, a laissé entendre qu’elle était prête à les bonifier, comme le réclament le GFPD et les membres de la Coalition. Il faut poursuivre immédiatement l’étude de ce projet de loi historique afin que les mesures de parité soient adoptées et appliquées dès les élections générales de l’an prochain », a déclaré Thérèse Mailloux, présidente du CA du GFPD.

Pour Shirley Dorismond, vice-présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), « depuis plus de 6 mois, le gouvernement Legault ne fait aucun effort pour que le processus législatif se poursuive. Tout comme pour les professionnelles en soins que représente la FIQ, il ne fait qu’avoir des bonnes paroles. Mais concrètement, quel geste pose-t-il? C’est assez les belles promesses, les beaux discours, les bonnes intentions. C’est maintenant le temps de passer à l’action!  Le gouvernement doit tenir parole! ».

« Le gouvernement caquiste est à la croisée des chemins : va-t-il donner suite à son engagement de réformer le mode de scrutin québécois, tel que promis lors des élections générales de 2018? C’est ce que les organisations étudiantes réclament. Celui-ci se targue d’être à l’écoute de la jeunesse québécoise. Ce qu’elle vous dit, la jeunesse, c’est qu’il est temps de donner un coup de barre dans ce dossier qui traîne depuis trop longtemps », a exposé Noémie Veilleux, Présidente de la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

Pour Christian Daigle, Président général du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), « force est de constater que comme Justin Trudeau au fédéral, François Legault semble avant tout vouloir plaire à ses députés qui craignent de perdre leur siège si un mode de scrutin proportionnel est adopté. Les intérêts immédiats de la CAQ semblent donc primer sur son désir d’améliorer la démocratie et de respecter sa parole. »

Marie-Anne Alepin, présidente de la Société St-Jean Baptiste (SSJB), a tenu pour sa part à souligner que « la nation québécoise a besoin plus que jamais de collaboration politique, de cohésion, de cohérence et d’un leadership qui place l’éthique et le respect de la parole donnée au-dessus de tout. L’Assemblée nationale doit procéder immédiatement à l’étude du projet de loi 39 ».

« Monsieur le Premier ministre, en février 2020, nous vous avions demandé de faire preuve de courage politique et de respecter votre engagement d’instaurer le mode de scrutin proportionnel au Québec. Le temps est venu de mettre la main à la pâte et d’aller de l’avant avec le projet de loi 39. Ne nous décevez pas », a finalement exhorté Marie-Line Audet, présidente du Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA).

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La nouvelle a été publiée dans La Presse, Le Journal de Québec, Le Journal Métro et encore une fois dans La Presse.