Rapport d’Amnesty International sur l’Iran : un document d’horreur

Z Amnesty International écrit que les méthodes de torture « courantes » comprenaient les coups avec des matraques et des chaînes, la flagellation, l’isolement cellulaire, les décharges électriques, l’administration de substances chimiques, la privation d’eau et de nourriture – ce ne sont là que quelques-unes des méthodes de torture physique répertoriées dans le rapport détaillé.

L’organisation de défense des droits humains a publié les résultats de son enquête sur les crimes contre les droits humains commis par la République islamique d’Iran lors des manifestations « Femmes, Vie, Liberté » en 2022, à l’occasion du quatrième anniversaire de la mort de Jina Mahsa Amini. Amnesty nomme 87 personnes présumées responsables de ces crimes. C’est un document d’horreur.

Quatre ans après des manifestations au cours desquelles des centaines de personnes, dont de nombreux enfants, ont été assassinées dans les rues d’Iran et des milliers de personnes ont été emprisonnées et torturées, l’espoir que ce rapport traduise les responsables en justice est plus faible que jamais. Ce n’est qu’en janvier de cette année que le régime iranien a de nouveau assassiné des milliers, voire des dizaines de milliers, de personnes qui manifestaient pacifiquement. À ce jour, les manifestants sont exécutés.

En outre, le droit international en vertu duquel de tels crimes devraient être poursuivis perd chaque jour de son autorité. Alors que les gouvernements démocratiques cachent mal le fait que le droit international ne joue aucun rôle pour eux, ce sont les gens qui en souffrent, à Gaza, au Soudan, en Iran, partout dans le monde. Entre les bombes lancées par les Américains et les munitions de leur propre régime, les souffrances du peuple iranien sont aujourd’hui plus grandes qu’elles ne l’ont jamais été dans l’histoire de la République islamique.

Il demeure important que les crimes contre les droits de l’homme soient documentés. Tant que les États démocratiques ne seront pas prêts à tirer des conclusions, il appartiendra aux sociétés civiles de tous les pays de se souvenir de ces crimes et d’exiger des comptes. C’est un autre domaine dans lequel les démocraties échouent au XXIe siècle.