Bombardiers et missiles nucléaires : l’armée russe veut ajouter de nouvelles armes à son arsenal

Bombardiers et missiles nucléaires
L’armée russe veut ajouter de nouvelles armes à son arsenal

Les forces armées russes devraient recevoir cette année plusieurs nouveaux systèmes d’armes, notamment pour compenser les pertes causées par la guerre d’agression contre l’Ukraine. Nouveau dans l’arsenal de l’armée : un missile balistique nucléaire intercontinental.

L’armée russe prévoit de mettre en service cette année un certain nombre d’armes de haute technologie d’importance stratégique. En 2024, les forces armées recevront le missile nucléaire Sarmat, les nouveaux bombardiers stratégiques Tupolev Tu-160M, les systèmes anti-aériens modernes S-500 et un autre sous-marin nucléaire stratégique, a annoncé le vice-ministre de la Défense Alexei Krivoruchko lors d’une réunion, selon le Agence de presse militaire Interfax.

Selon les informations officielles, le premier missile balistique nucléaire intercontinental « Sarmat » a été mis en service en septembre 2023. Krivoruchko parlait désormais de «l’achèvement des travaux de mise en service». Le libellé laisse ouverte la question de savoir si de nouveaux systèmes de missiles seront livrés ou si d’éventuels problèmes liés à la mise en service du premier complexe seront résolus. Des retards avaient déjà été signalés dans l’introduction du système de missiles en 2023. Le missile aurait une portée de 18 000 kilomètres et pourrait être équipé de plusieurs têtes nucléaires.

Le Tu-160M ​​​​​​est une forme modernisée du bombardier soviétique Tu-160, dont la Russie n’a qu’un petit nombre en opération, mais les utilise activement dans la guerre d’agression contre l’Ukraine. Les Tupolev tirent des roquettes principalement sur des cibles situées dans l’arrière-pays ukrainien.

Les premières parties du système anti-aérien S-500 ont été remises aux forces armées en 2022. Les nouveaux systèmes sont apparemment destinés à remplacer les lourdes pertes subies par la Russie en matière de défense antiaérienne pendant la guerre. Le sous-marin nucléaire « Prince Pojarski » appartient à la classe Borei, capable de tirer des missiles balistiques intercontinentaux basés en mer.