La liquidation est imminenteLa Bafin intervient dans l’une des plus grandes compagnies d’assurance décès
La mutuelle de Bochum compte 120 000 membres, ce qui en fait l’une des plus grandes compagnies d’assurance décès d’Allemagne. Une partie importante de l’argent du club a apparemment été perdue dans des transactions immobilières. Bafin tire désormais le frein d’urgence.
L’Autorité fédérale de surveillance des finances (Bafin) a interdit l’activité nouvelle de l’une des plus grandes caisses de décès du pays, la Mutuelle d’assurance de Bochum (BVaG). Selon les informations du magazine économique « Capital », la raison en est une dépréciation d’environ 30 millions d’euros que le club doit réaliser. Les pertes se seraient produites principalement dans les investissements immobiliers dans les maisons de retraite. Selon « Capital », si les nouvelles activités sont arrêtées, il existe un risque que l’autorisation soit retirée et que le fonds de décès soit liquidé.
La BVaG a confirmé qu’un amortissement de l’assurance-décès était nécessaire. « Il est vrai que les corrections de valeur et les corrections de valeur dans le portefeuille de placements ont contribué de manière significative à la situation actuelle des fonds propres. L’évaluation finale est effectuée dans le cadre de la coordination continue avec les commissaires aux comptes, les actuaires et les autorités de surveillance », a déclaré la BVaG en réponse à une demande de « Capital ». La caisse de décès n’a pas souhaité commenter les positions de placement individuelles.
On examine actuellement encore le montant réel de l’exigence d’amortissement et quels effets elle aura sur les membres. Interrogée, la Bafin n’a pas commenté ce cas précis, mais a confirmé des problèmes systémiques avec les compagnies d’assurance décès.
Les caisses funéraires comme la BVaG ont une longue tradition. Fondée en 1968 par des salariés de l’industrie minière, elle est aujourd’hui l’une des plus grandes caisses de décès d’Allemagne avec 120 000 membres. Les adhérents souscrivent uniquement une assurance décès, limitée à 8 000 euros. Lorsque le membre décède, les membres restants reçoivent une somme fixe qu’ils peuvent utiliser pour payer les funérailles. Contrairement à l’assurance-vie classique, les caisses d’obsèques sont généralement organisées sous forme de mutuelles : les éventuels excédents sont reversés aux adhérents.