Le pare-feu de l’AfD ne suffit pasKretschmer : « Ce parti se radicalise de plus en plus »
L’AfD est de plus en plus populaire. Pour le Premier ministre de Saxe Kretschmer, la question du pare-feu n’est pas cruciale. Il faut plutôt prêter attention au niveau de la direction et à ce qu’elle révèle sur l’évolution du parti.
Le Premier ministre de Saxe Michael Kretschmer met en garde contre un nouveau renforcement de l’AfD et considère que le débat sur le pare-feu est insuffisant. « Un mur coupe-feu (…) est toujours quelque chose qui protège pendant un certain temps, mais il ne résout aucun problème », déclare Kretschmer dans le « Nachtjournal Spezial » de RTL. Ce qui est crucial, c’est « que nous examinions : quelles sont les raisons pour lesquelles les gens votent pour les partis populistes de droite ? La réponse ne réside pas dans l’exclusion, mais dans « que notre démocratie de consensus résolve les défis ».
Kretschmer exclut clairement toute collaboration avec l’AfD. « Dans ce cas, ce ne serait pas l’AfD », dit-il en faisant référence à des forces soi-disant modérées. Les dirigeants sont déterminants : « Nous avons un constat clair depuis des années : ce parti se radicalise de plus en plus. » Des politiciens comme Björn Höcke et d’autres ont déterminé la direction à prendre « bien plus que ce que nous voyons peut-être aujourd’hui ».
Dans le même temps, Kretschmer met en garde contre des réactions politiques incorrectes face à l’AfD. Il ne faut pas les « transformer en martyrs », mais plutôt faire comprendre que l’AfD n’a aucune proposition. Les résultats électoraux croissants des partis populistes de droite sont un signal d’alarme : « Ce statu quo signifie que le pouvoir (…) de la politique du centre diminue de plus en plus. »
Kretmscher voit une raison à l’état d’esprit qui règne dans le pays et aux bons résultats des élections de l’AfD dans la mauvaise performance du gouvernement fédéral actuel. La coalition ne parvient pas à maîtriser les problèmes actuels tels que les prix du carburant et de l’énergie et les mauvaises prévisions économiques : « Jusqu’à présent, ils n’y sont pas parvenus ». Pour regagner la confiance, il appelle à une large solidarité : « Nous ne défendrons la démocratie (…) que si nous prouvons que ces institutions (…) sont capables de résoudre les défis. » Cela nécessite une approche commune de la part de la politique, de l’économie et de la société, même si « cela peut être un peu inconfortable pour tout le monde ».
L’intégralité de l’interview sera diffusée jeudi 23 avril à 00h25 dans le « Nachtjournal Spezial » sur RTL, sur YouTube et sur la plateforme de streaming RTL+.