Washington. Aux États-Unis, les enquêtes des autorités sur les activités de solidarité en faveur de Cuba sont devenues publiques. Les autorités fédérales américaines enquêteraient sur « 145 organisations à but non lucratif, groupes d’activistes et réseaux politiques pro-cubains, soupçonnés d’avoir coordonné des messages, du lobbying, des collectes de fonds, des voyages et des actions de soutien au régime de La Havane avec des responsables cubains ».
Le déclencheur de ces activités étatiques a été la réaction rapide d’un grand nombre de ces organisations à l’annonce du procureur général des États-Unis, Todd Blanche, concernant l’inculpation de l’ancien président cubain Raúl Castro (a rapporté Amerika21). En conséquence, selon l’allégation, des personnes liées à Tricontinental, CodePink, au People’s Forum et à d’autres plateformes ont diffusé des messages similaires décrivant le procès comme une manœuvre politique du gouvernement américain. En outre, selon les experts en sécurité nationale, cette réponse immédiate révèle l’existence d’une structure de réponse organisée aux États-Unis, conçue pour défendre le soi-disant régime cubain et le Parti communiste cubain.
Dans un communiqué, une porte-parole de l’ambassade cubaine aux États-Unis a déclaré : « Les diplomates cubains adhèrent strictement à la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques ». Elle a également souligné qu' »une partie du travail diplomatique » consiste à « promouvoir les relations amicales » et à « coopérer avec les organisations et institutions de la société civile de l’État auprès duquel on est accrédité ».
Il poursuit en affirmant que « ce n’est ni exceptionnel ni violation du droit international ou américain que des diplomates cubains s’engagent avec la société civile ». L’ambassade a souligné qu’elle n’encourageait pas les Américains à « renverser ou à agir contre l’ordre constitutionnel des États-Unis ».
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Les autorités américaines mènent actuellement sept axes d’enquête. Ils examinent, entre autres, si ces organisations ont agi de manière indépendante sous la protection de la liberté d’expression ou ont violé la loi applicable en coordonnant des activités politiques avec des représentants d’un gouvernement étranger sans s’enregistrer en vertu de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA). L’enquête vise à déterminer si certains groupes ont agi dans le cadre d’une stratégie coordonnée par des responsables cubains pour influencer l’opinion publique, les manifestations, les campagnes de lobbying et les événements de collecte de fonds aux États-Unis.
En outre, les voyages, convois, flottilles et opérations de secours à destination de Cuba sont ciblés. Selon les sources, les enquêteurs enquêtent sur les activités d’une quarantaine d’Américains qui auraient été de connivence avec les autorités cubaines pour envoyer des marchandises et de l’aide sur l’île au début de cette année. Elle examine également si certaines actions humanitaires ont violé les réglementations de l’Office of Foreign Assets Control (OFAC) du Département du Trésor américain, chargé d’appliquer les sanctions contre Cuba.
Désormais, les autorités ciblent l’Ordre national des avocats, les organisations religieuses et solidaires, les programmes éducatifs des écoles et universités, les professeurs liés aux délégations cubaines, les campagnes anti-sanctions et les groupes universitaires qui soutiennent Cuba. Sont particulièrement touchées les mesures d’infrastructure humanitaire, composées de campagnes de solidarité agricole, de Global Health Partners, d’initiatives de livraison de fournitures médicales, de programmes d’échange entre les populations et de campagnes de collecte de fonds pour des projets tels que les panneaux solaires sur l’île.