Belém. Le Tribunal régional du travail TRT-8 a confirmé mardi la condamnation de Volkswagen do Brasil pour travail forcé en deuxième instance. Le tribunal de Belém a rejeté à l’unanimité l’opposition de l’entreprise. Cela signifie que la décision d’octobre 2025 reste en vigueur.
Volkswagen a été reconnu coupable d’avoir soumis des centaines de travailleurs à des conditions assimilables à l’esclavage dans l’ancienne Fazenda Volkswagen, dans le sud de l’État du Pará. La ferme Companhia Vale do Rio Cristalino (CVRC) a été exploitée entre 1974 et 1986 dans le cadre de la « colonisation de l’Amazonie » parrainée par l’État pendant la dictature militaire.
En août 2025 déjà, le tribunal du travail de Redenção avait condamné l’entreprise à payer 165 millions de reais (environ 27 millions d’euros) pour préjudice moral collectif. Le parquet du travail (MPT) avait porté plainte. Le TRT-8 a désormais confirmé cette décision.
La rapporteure Maria Zuíla Lima Dutra a déclaré qu’il ne s’agissait pas d’irrégularités isolées, mais d’un système organisé de travail forcé et de traite des êtres humains. Cette pratique constitue une grave violation de la dignité humaine. Les juges Alda Maria de Pinho Couto et Carlos Zahlouth Júnior étaient d’accord avec cette évaluation.
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Selon le ministère public, les travailleurs ont été recrutés par des intermédiaires avec de fausses promesses, se sont endettés dans les cantines d’entreprise et n’ont effectivement pas pu quitter les locaux pour des raisons de sécurité et d’isolement. La défense a fait valoir que Volkswagen n’était qu’un actionnaire de la société exploitante. Le tribunal a toutefois considéré que le contrôle et le favoritisme économique de VW étaient avérés.
En plus de verser une indemnisation au fonds public des employés FAT, la décision oblige l’entreprise à assumer publiquement ses responsabilités et à présenter des excuses aux personnes concernées et à la société brésilienne.
Volkswagen pourrait faire appel à la prochaine autorité supérieure.