Sainte Marthe. Depuis vendredi se tient à Santa Marta la première Conférence internationale sur la transition au-delà des combustibles fossiles, une réunion convoquée par la Colombie et les Pays-Bas qui rassemble des représentants de 56 pays et plus de 2 600 organisations.
Selon le ministère colombien de l’Environnement, les pays participants représentent environ un cinquième de la production mondiale de combustibles fossiles et environ un tiers de sa consommation. La répartition des délégations comprend environ un tiers d’Europe, 20 pour cent d’Amérique latine et des Caraïbes, 16 pour cent d’Afrique, douze pour cent d’Asie et 15 pour cent d’Océanie, y compris les États insulaires du Pacifique.
L’objectif de la conférence est d’élaborer des stratégies visant à réduire la dépendance au pétrole, au gaz et au charbon, conformément aux objectifs climatiques internationaux. Selon les autorités colombiennes, la réunion vise à rassembler les pays du Nord et du Sud autour d’un agenda commun en matière de transition énergétique.
La conférence se déroule en dehors du cadre des négociations climatiques des Nations Unies. Selon certaines informations, cette initiative intervient alors qu’aucun accord concret n’a été conclu pour éliminer progressivement les combustibles fossiles après des décennies de négociations internationales.
La réunion se déroule dans un contexte international caractérisé par des tensions sur les marchés de l’énergie. Selon l’Agence internationale de l’énergie, la perturbation de l’approvisionnement énergétique du golfe Persique en 2026 a été classée comme l’un des plus grands défis de sécurité énergétique de mémoire récente.
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Lors de la conférence, des sujets tels que la transformation des économies dépendantes des énergies fossiles, le financement international de la transition énergétique, la réduction des subventions et l’expansion des énergies renouvelables seront abordés. En outre, des propositions visant à élaborer des feuilles de route nationales pour la réduction progressive de la production et de la consommation de combustibles fossiles sont en cours de discussion.
Le président colombien, Gustavo Petro, a assisté à la conférence les 27 et 28 avril. Pour marquer l’occasion, les autorités locales ont pris des mesures de sécurité spéciales, notamment des restrictions de mobilité, des fermetures temporaires de routes et des restrictions sur l’utilisation de drones dans certaines parties de la ville.
Outre les représentants du gouvernement, des organisations sociales, environnementales et de défense des droits de l’homme participent également à la conférence. La Plataforma Colombiana de Derechos Humanos, Democracia y Desarrollo a déclaré dans un communiqué que la transition énergétique doit prendre en compte une approche des droits de l’homme qui garantit la protection des droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux.
Les organisations internationales soulignent également que la réunion vise à faciliter la coordination entre les pays qui militent en faveur d’une élimination progressive des combustibles fossiles dans un contexte de tensions croissantes sur les systèmes énergétiques mondiaux.
La conférence se poursuit jusqu’à ce mercredi et rassemble des délégations gouvernementales, des organisations internationales et des acteurs de la société civile pour élaborer des propositions et des mécanismes de coopération pour la transition énergétique mondiale.