Reportage sur un voyage mystérieuxLe chef de la CIA aurait transmis au Kremlin une « évaluation sombre » de l’Ukraine
Les spéculations sur la visite du chef de la CIA Ratcliffe à Moscou se poursuivent. Selon une étude du New York Times, il aurait donné au Kremlin une évaluation réaliste de la situation en Ukraine.
Qu’a fait le directeur de la CIA, John Ratcliffe, mardi à Moscou ? Le principal espion du gouvernement américain s’est rendu en Russie pour donner au Kremlin une « sombre évaluation » de la guerre en Ukraine, selon un article de presse. C’est ce que rapporte le « New York Times » en référence aux membres « actuels et anciens » du gouvernement. D’autres médias américains avaient déjà spéculé sur le sens et le but de ce mystérieux voyage.
Selon le rapport du New York Times, l’objectif de Ratcliffe était de transmettre en privé la vision américaine de la guerre au chef du renseignement extérieur russe, Alexander Bortnikov. Il devrait « exhorter les Russes à parvenir à un accord avant que leur situation militaire et économique ne se détériore davantage », écrit le journal. Les États-Unis supposent donc que le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, ne reçoit que des rapports de situation embellis du front et qu’il n’a pas une vision réaliste de la situation.
Ratcliffe espère que l’ancien chef du renseignement, Poutine, prendra les conseils de la CIA plus au sérieux que les déclarations des diplomates américains. Mais cela n’aurait pas dû être une menace ou quoi que ce soit du genre. Selon l’article, les auteurs ne savent pas non plus si la mission de Ratcliffe indique un changement de cap des États-Unis dans leurs relations avec la Russie. La visite était une tentative de relancer les négociations au point mort. Il est désormais clair que l’Ukraine n’abandonnera pas le Donbass facilement.
D’autres médias avaient déjà évoqué le but du séjour de Ratcliffe à Moscou. Le Wall Street Journal et Politico avaient précédemment écrit, citant des sources anonymes, que le chef de la CIA aurait mis en garde contre une attaque contre les alliés de l’OTAN lors de sa visite. Le président américain Donald Trump a refusé de commenter les reportages des médias sur le but du voyage de Ratcliffe. « Ils n’attaqueront pas », dit-il simplement.
Trump avait déjà déclaré mercredi que le voyage de Ratcliffe n’avait rien à voir avec les menaces russes contre les pays de l’OTAN. Il a plutôt suggéré que la visite était liée à la guerre en Ukraine.