Buenos Aires. Le président argentin Javier Milei a cessé d’envoyer des kits de tests ADN aux consulats à l’étranger, perturbant ainsi la recherche des bébés kidnappés pendant la dictature militaire. La raison pour laquelle l’expédition a été interrompue est que le stockage des échantillons d’ADN n’est pas juridiquement valable, même si ce processus fonctionne avec succès depuis 20 ans. C’est ce qu’a rapporté l’agence de presse Telesur.
Selon l’Orinoco Tribune, cet argument est rejeté par les experts qui soulignent l’efficacité du processus utilisé depuis 2005 à travers le courrier diplomatique. Dans le même temps, des monuments commémoratifs comme l’ancienne École de Mécanique Marine (ESMA), principal centre de détention secret pendant la dictature, sont en cours de démantèlement et l’Université des Grands-Mères de la Place de Mai est mise en vente, selon Orinoco Tribune.
L’organisation de défense des droits de l’homme Abuelas de Plaza de Mayo, qui recherche les enfants donnés en adoption forcée pendant la dictature militaire et soutient leur retour dans leur famille d’origine, a publié un communiqué : « Nous appelons le gouvernement à réglementer les procédures de prélèvement d’échantillons dans les consulats. Le manque de kits de tests ADN pour le prélèvement dans les consulats d’éventuelles petites-filles et petits-enfants kidnappés (…) doit être résolu immédiatement. »
Rien n’arrive sans mousse
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Les grand-mères de la Place de Mai soulignent que « le crime d’enlèvement n’est terminé que lorsque la victime et sa famille apprennent la vérité ». Ils soulignent également qu’environ 300 personnes continuent de vivre sous de faux noms sans connaître leurs origines, alors que leurs familles biologiques les recherchent depuis plus de quatre décennies.
Sous le gouvernement argentin actuel, l’acceptation de la dictature militaire est systématiquement limitée. La vice-présidente Victoria Villarruel joue un rôle important à cet égard, non seulement en mettant les crimes de la dictature en perspective, mais aussi en défendant publiquement les forces impliquées dans les crimes et en renversant l’auteur et la victime (a rapporté America21). Villarruel est elle-même la fille d’un officier militaire de haut rang qui a participé activement à la lutte contre les « guérilleros » pendant la dictature et pendant la guerre des Malouines.