Le sommet du Mercosur au Brésil commence aujourd’hui

Foz do Iguaçu. La réunion au sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté du Mercosur a débuté aujourd’hui à Foz do Iguaçu, au Brésil. Des représentants de l’Argentine, du Brésil, du Paraguay, de l’Uruguay et du Brésil discutent de la coopération politique et économique en cours au sein du bloc commercial sud-américain.

Le président brésilien Lula da Silva a ouvert la réunion biannuelle en déclarant : « Le monde a soif d’accords avec le Mercosur ». Il a également mis en garde contre une attaque américaine contre le Venezuela : « Cela déclencherait une catastrophe ».

Après plus de 25 ans de négociations, l’accord avec l’Union européenne (UE), qui créerait l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, reste au centre des négociations. Les négociations sur l’accord avec l’UE, qui vise à faciliter les échanges de biens et de services entre les quelque 780 millions d’habitants du Mercosur et l’UE, sont marquées depuis des semaines par des conflits au sein de l’UE.

Le plan initial était de signer l’accord lors du sommet. Toutefois, cela n’est pas possible car la majorité politique requise n’a pas été obtenue au sein de l’UE. La France et l’Italie en particulier, ainsi que les grandes associations agricoles de l’UE, ont exprimé leurs inquiétudes concernant l’accord.

Ce retard a provoqué incertitude et frustration au sein du bloc sud-américain, mais les responsables du Mercosur soulignent que les négociations avec l’UE doivent se poursuivre.

Êtes-vous intéressé par ce qui se passe dans les pays du Sud ?

Nous vous fournissons des nouvelles et des informations générales sur l’Amérique latine. Soutenez-nous avec un don.

La perspective du Mercosur s’est reflétée dans les déclarations de ses dirigeants. Le vice-président brésilien Geraldo Alckmin a souligné l’importance de l’accord : « Nous espérons que ce sera dans un court délai, car il s’agit d’un accord important pour le Mercosur et pour le multilatéralisme. Nous espérons que cet accord sera signé le plus rapidement possible. »

Le ministre uruguayen des Affaires étrangères, Mario Lubetkin, s’est toutefois montré frustré : « Nous souhaitons exprimer notre déception de ne pas pouvoir signer l’accord comme prévu en raison d’un manque de consensus interne au sein de l’Union européenne. »

Rubén Ramírez Lezcano, ministre des Affaires étrangères du Paraguay, a souligné : « Il est crucial que ce processus se déroule dans le climat de confiance nécessaire et que les dispositions énoncées dans l’accord soient strictement respectées ».

Outre l’examen de l’accord européen, l’ordre du jour du sommet se concentre également sur les stratégies régionales et les priorités économiques. Le président argentin Javier Milei et sa délégation ont souligné la nécessité d’une plus grande ouverture régionale et de politiques de commerce extérieur diversifiées. C’est pourquoi le président du Paraguay, Santiago Peña, a également mis en garde : « Nous ne pouvons pas nous contenter d’attendre exclusivement l’UE ».