Les États-Unis versent une partie des recettes du pétrole brut gelé au Venezuela

Caracas. La Banque centrale du Venezuela (BCV) pourrait recevoir dans les prochains jours un afflux important de fonds provenant de la vente de pétrole brut vénézuélien précédemment illégalement saisi par les États-Unis. Selon des informations concordantes dans les médias, il s’agit d’environ 500 millions de dollars américains provenant du premier cycle de ventes et qui doivent désormais être transférés en tout ou en partie à la banque centrale vénézuélienne.

La vente fait partie d’un accord plus large entre Washington et Caracas. En conséquence, les autorités américaines ont commencé à vendre sur le marché international le pétrole brut vénézuélien, qui était sous contrôle américain en raison des sanctions unilatérales et du blocus naval américain. Au total, l’accord devrait aboutir à des ventes de pétrole pouvant atteindre 2 milliards de dollars. Les bénéfices étaient initialement détenus sur des comptes bancaires contrôlés par les États-Unis, y compris à l’étranger.

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Selon certaines informations, cet argent sera désormais mis à la disposition de la BCV pour financer les importations de biens du secteur agroalimentaire. On ne sait toujours pas par quels canaux techniques et juridiques le transfert aura lieu et quelles sont les conditions liées à l’utilisation des fonds.

Ce possible flux de fonds survient alors même que la BCV elle-même est sous sanctions américaines depuis 2019. Les observateurs supposent que le transfert ne peut avoir lieu que sur la base d’autorisations spéciales de l’autorité américaine des sanctions, l’OFAC. Ces dernières années, des revenus comparables provenant des actifs étrangers vénézuéliens ont souvent été bloqués ou gérés dans des fonds spéciaux.