Plafonnement du nombre d’habitants : Extrapolation : le référendum suisse sur l’immigration échoue

Plafonnement du nombre d’habitantsExtrapolation : le référendum suisse sur l’immigration échoue

L’Union démocratique du peuple a qualifié son initiative d’initiative de durabilité. (Photo : photo alliance / Anadolu)

Après tout, près de la moitié des électeurs suisses souhaitent apparemment que les dix millions d’habitants disparaissent. Pour cela, ils auraient également annulé un accord avec l’UE. Toutefois, cette approbation n’est probablement pas suffisante pour introduire un plafond de population.

Les Suisses refusent probablement de limiter strictement la taille de leur population. Selon les premières projections, un référendum organisé par le parti conservateur de droite Union populaire suisse (UDC), qui souhaitait plafonner le nombre d’habitants, a échoué. Un porte-parole de l’institut de sondage gfs.bern a déclaré à la télévision suisse SRF qu’il s’attendait à un taux d’approbation de 45 pour cent.

L’UDC souhaitait limiter le nombre d’habitants à dix millions d’ici 2050. Si nécessaire, il faudrait d’abord restreindre l’asile et le regroupement familial, puis restreindre la liberté de circulation des citoyens de l’UE. La Suisse compte actuellement 9,1 millions d’habitants. En cas d’acceptation, la Suisse aurait dû mettre fin à l’accord sur la libre circulation des personnes avec l’Union européenne (UE). L’immigration a fait augmenter la population de près d’un quart, pour atteindre 9,1 millions de personnes depuis l’introduction de la libre circulation des personnes en 2002.

Après plusieurs initiatives ratées contre l’immigration et les étrangers, l’UDC a cette fois déclaré sa préoccupation en tant qu’« initiative de durabilité ». Il a été dit que la proposition visait à conserver les ressources, à garantir des paysages non aménagés, à réduire les embouteillages, à désengorger les transports publics et à réduire la criminalité. Un argument important était le soi-disant stress de densité : l’immigration a conduit à une pénurie de logements et à une surcharge des infrastructures. Mais l’UDC n’a pas caché que son objectif principal était de limiter les migrations.

Les partis de droite à travers l’Europe s’emparent des craintes concernant l’immigration. Cela est également évident dans la montée de l’AfD en Allemagne et du Rassemblement National en France. En Suisse, la proposition a également trouvé un soutien en dehors des camps nationalistes. Presque tous les partis, le gouvernement et les représentants des entreprises, se sont opposés à l’avance à la proposition. Ils craignaient des dommages économiques parce que les contrats européens n’étaient plus applicables et qu’il y avait un manque de travailleurs qualifiés. Le ministre de la Justice, Beat Jans, a mis en garde contre un « moment Brexit ». Il a souligné que sans personnel étranger, les hôpitaux et les maisons de retraite du pays ne fonctionneraient plus.