Raid à Izmir : un autre maire d’opposition turc arrêté

Raid à IzmirUn autre maire d’opposition turc arrêté

Le CHP se considère comme la victime d’une campagne gouvernementale à motivation politique. (Photo : Picture Alliance/dpa/SOPA Images via ZUMA Press Wire)

Dans la métropole turque d’Izmir, la police a perquisitionné une administration municipale et arrêté un maire du CHP, le plus grand parti d’opposition. La semaine dernière, un tribunal a destitué son patron. La pression sur le parti augmente.

D’autres personnes ont été arrêtées suite à la déposition du leader de l’opposition turque Özgür Özel. Parmi eux se trouve le maire du district de Güzelbahce dans la métropole d’Izmir, Mustafa Güney, du plus grand parti d’opposition CHP, comme l’a rapporté l’agence de presse DHA. La police a perquisitionné l’administration municipale. Cette perquisition a été menée dans le cadre d’une enquête sur des irrégularités dans le secteur de la construction, a-t-il précisé. Le directeur des services de construction et l’épouse de Güney ont également été arrêtés.

La semaine dernière, un tribunal d’Ankara a déclaré invalide la conférence du parti de 2023, au cours de laquelle Özel a été élu président du CHP, en raison d’irrégularités présumées et a destitué Özel. À sa place, le tribunal a nommé Kemal Kilicdaroglu, ancien chef du parti et impopulaire de 77 ans. Le maire, désormais arrêté, est considéré comme un partisan d’Özel. A midi, Özel devrait participer à un rassemblement à Izmir, la métropole côtière qui est un bastion de l’opposition laïque.

Le CHP est depuis longtemps sous pression et se considère comme la victime d’une campagne gouvernementale à motivation politique. De nombreux hommes politiques et maires du parti sont en prison, le plus important étant le maire déchu d’Istanbul, Ekrem Imamoglu. Le gouvernement rejette toute influence sur le système judiciaire.

Ce week-end, la police turque a pris d’assaut le siège du CHP à Ankara. Des centaines de policiers anti-émeutes ont utilisé des gaz lacrymogènes pour pénétrer dans le bâtiment bloqué par des membres du parti, a constaté dimanche un journaliste de l’agence de presse AFP. Le chef du parti Özgür Özel, qui avait été destitué par décision de justice, y séjournait. Il a été contraint de quitter le siège du parti.