Caracas. Deux jours après l’attaque militaire sur le territoire vénézuélien, l’avenir du pays reste incertain. La présidente par intérim Delcy Rodríguez s’est adressée lundi aux États-Unis dans une déclaration officielle. Elle a notamment déclaré : « Nous invitons le gouvernement américain à travailler dans le cadre du droit international sur un programme de coopération visant le développement commun et renforçant la coexistence durable au sein de la communauté… Le Venezuela a droit à la paix, au développement, à sa souveraineté et à un avenir. »
Le président américain Donald Trump a parlé de coopération de la part de Rodríguez et a annoncé qu’il assurerait des investissements majeurs dans l’industrie pétrolière vénézuélienne, mais n’a cité aucune mesure concrète. Après les attaques américaines au Venezuela samedi, les cours des actions des compagnies pétrolières américaines telles que Chevron, Exxon et Occidental ont augmenté, comme l’a rapporté le Handelsblatt. Pendant ce temps, lors d’une réunion gouvernementale, Rodríguez a fondé une commission chargée d’œuvrer à la libération du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores. La commission est dirigée par le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodríguez, et comprend, outre le ministre des Affaires étrangères, Yván Gil, le ministre de l’Information, Jerry Ñáñez.
Le gouvernement vénézuélien n’a encore publié aucune information officielle sur la manière dont les enlèvements et les attaques ont eu lieu. Selon le New York Times, il y a eu au moins 80 morts dans les attaques (a rapporté Amerika21). Dans un communiqué, l’Institut vénézuélien de sécurité sociale a écrit que l’attaque avait détruit des camps médicaux dans l’État de La Guaira qui faisaient partie du programme de dialyse et de néphrologie.
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Les spéculations sur une éventuelle trahison de l’appareil de sécurité vénézuélien n’ont pas encore été confirmées. Au contraire, les défis politiques créés par l’enlèvement du président semblent avoir été résolus. La Cour suprême a ordonné au vice-président Delcy Rodríguez d’assumer tous les pouvoirs présidentiels tandis que Maduro reste en fonction en tant que président officiel.
Les options juridiques à cet effet sont prévues par l’article 234 de la Constitution vénézuélienne. Ainsi, « l’absence temporaire du Président de la République peut être assurée par le Vice-Président pour une durée maximale de 90 jours. Ce délai peut être prolongé par décision de l’Assemblée nationale pour une nouvelle période de 90 jours ».
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