Téhéran reçoit du soutien : Poutine soutient le combat « courageux et héroïque » de l’Iran

Téhéran reçoit du soutienPoutine soutient le combat « courageux et héroïque » de l’Iran

Poutine reçoit son invité dans la bibliothèque présidentielle. (Photo : photo alliance / Anadolu)

Dans la guerre au Moyen-Orient, la Russie soutient fermement le régime de Téhéran. Le dirigeant Poutine voit dans le conflit la lutte du pays pour l’indépendance et la souveraineté. Parallèlement, il se propose comme médiateur.

Le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, a assuré Téhéran du soutien continu de Moscou lors d’une réunion avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi à Saint-Pétersbourg. La semaine dernière, il a reçu un message du guide suprême Moschtaba Khamenei, fils de l’ayatollah Ali Khamenei, assassiné, et n’a pu que confirmer que la Russie et l’Iran poursuivent leur partenariat stratégique, a déclaré Poutine, selon l’agence de presse russe Interfax.

Selon une traduction russe conservée à la bibliothèque présidentielle de la métropole de la Neva, Araghchi a déclaré que les relations entre Téhéran et Moscou étaient au plus haut niveau et seraient encore renforcées. Il a remercié la Russie pour son soutien.

Poutine, à son tour, a exprimé l’espoir d’une paix rapide dans la région. « Nous voyons avec quel courage et héroïque le peuple iranien se bat pour son indépendance et pour sa souveraineté », a déclaré Poutine. « De notre côté, nous ferons tout ce qui est dans leur intérêt et dans le respect des intérêts de tous les peuples de la région, afin que la paix puisse être instaurée le plus rapidement possible ».

Moscou : prête à la médiation

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré lors de la réunion qu’une reprise des hostilités n’était ni dans l’intérêt de Téhéran ni dans l’intérêt de l’économie mondiale. La Russie est également prête à jouer le rôle de médiateur dans le conflit. Peskov avait également précédemment déclaré que la conversation était d’une importance inestimable en raison des développements en Iran et au Moyen-Orient.

Le ministre iranien des Affaires étrangères s’était déjà rendu à Islamabad pour remettre aux médiateurs pakistanais les conditions imposées par Téhéran pour mettre fin à la guerre avec les États-Unis. Il n’y a actuellement aucune négociation directe entre les deux parties.

Le 28 février, les États-Unis et Israël ont commencé à bombarder l’Iran sur ordre du président Donald Trump. Téhéran a répondu par des contre-attaques et un blocus du détroit d’Ormuz, l’une des routes les plus importantes au monde pour les pétroliers. Cette dernière a entraîné une augmentation massive des prix du pétrole et du gaz sur les marchés mondiaux.

La Russie est considérée comme un allié de l’Iran et soutient le pays en lui fournissant de l’aide humanitaire, mais pas ouvertement militairement. Moscou a récemment réitéré à plusieurs reprises son offre d’achat d’uranium enrichi à l’Iran. L’une des principales exigences des États-Unis est que l’Iran renonce à la bombe nucléaire.