Les États-Unis annoncent des violences contre les pétroliers : réactions internationales

Caracas. La marine américaine et les garde-côtes suivent depuis cinq jours le pétrolier Bella Eins dans les eaux internationales. L’équipage a refusé d’être fouillé par les unités américaines au large des côtes vénézuéliennes. Les responsables du gouvernement américain ont annoncé qu’ils rassembleraient une force d’intervention d’élite pour reprendre le navire par la force si nécessaire.

Le Bella One était en route vers le Venezuela lorsqu’il a été visé par l’opération américaine, que Washington intensifie dans le cadre de ses mesures punitives contre le commerce pétrolier vénézuélien. Les observateurs ont rapporté que le navire était actuellement « disparu des radars ». Les États-Unis justifient leur action par le but d’empêcher le transport de pétrole, qui serait utilisé pour financer des groupes terroristes et des réseaux criminels.

Cela a exacerbé les tensions entre le Venezuela et les États-Unis.

Des experts indépendants des droits de l’homme des Nations Unies ont condamné dans une déclaration commune le blocus naval partiel imposé par les États-Unis et d’autres mesures agressives contre le Venezuela, les qualifiant de violation des règles fondamentales du droit international et de la Charte des Nations Unies. Ils ont déclaré qu’il n’y avait aucun droit d’imposer des sanctions unilatérales par le biais d’une opération de blocus armé, qualifiant ce blocus d’agression armée illégale qui met gravement en danger le droit à la vie et d’autres droits fondamentaux du peuple vénézuélien et de toute la région. Ils ont également critiqué les attaques militaires américaines meurtrières contre des navires, appelé à des enquêtes sur ces attaques et appelé le Congrès américain à empêcher de nouvelles attaques et à lever le blocus.

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Le représentant mexicain au Conseil de sécurité des Nations Unies a averti que le déploiement militaire accru des États-Unis dans la région du sud des Caraïbes mettait en danger la stabilité régionale et appelle à une solution pacifique conforme au droit international. Le Mexique a appelé à ce que la région latino-américaine soit préservée du recours ou de la menace de la violence.

Le Venezuela lui-même a condamné à plusieurs reprises les actions américaines, les qualifiant d’agression contre la souveraineté nationale. Le ministre des Affaires étrangères Yván Gil a qualifié les mesures militaires de Washington d’attaque directe contre la paix, tout en soulignant que le Venezuela possède « la démocratie la plus stable de la région » et qu’elle se développe malgré la pression. Caracas affirme que les manœuvres militaires ne constituent pas seulement une ingérence dans ses propres affaires intérieures, mais une menace pour l’ensemble de la région. Le gouvernement a déclaré qu’il porterait ces incidents devant le Conseil de sécurité de l’ONU et d’autres forums internationaux.

Moscou s’est également ouvertement rangé du côté du Venezuela et a critiqué l’expansion des opérations militaires américaines dans la mer des Caraïbes. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a évoqué une violation de l’ordre juridique en mer et a appelé à une approche respectueuse du droit international et à une désescalade de la situation.