Élections de 1973 à 2014

1973

À la 30e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 54,6% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale, soit 92,7% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 38 points, alors que les autres partis sont sous-représentés (le PQ est en déficit de 25 points). Le PQ a besoin, en moyenne, de 10 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 32,8, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus (le 3e plus élevé de l’histoire québécoise).

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections. Malgré que 7 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1976

À la 31e élection générale, un gouvernement péquiste majoritaire est élu avec 41,4% des votes. Il occupe 64,6% des sèges, il profite d’une surreprésentation de 23 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 10 points). Le Ralliement créditiste a besoin, en moyenne, de 8 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 19 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) dépasse à peine 2 (ce qui ne se produit que dans 13 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1981

À la 32e élection générale, un gouvernement péquiste majoritaire est élu avec 49,3% des votes. Il occupe 65,6% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 16 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PLQ est en déficit de 12 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 14,5 ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 11 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1985

À la 33e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 56% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale soit 81,2% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 25 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PQ est en déficit de 20 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 22,7 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 14 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1989

À la 34e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 50% des votes. Il occupe pratiquement toute l’Assemblée nationale soit 73,6% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 24 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PQ est en déficit de 17 points). L’indice de distorsion de cette élection est de 20,6 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 18 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1994

À la 35e élection générale, un gouvernement péquiste majoritaire est élu avec 44,8% de vote, mais le PLQ a obtenu presqu’autant de votes, soit 44,4%. La volonté populaire a failli être renversée, c’est-à-dire que le parti ayant reçu le plus de votes a failli ne pas former le gouvernement – ce qui s’est produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Il occupe 61,6% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 17 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (le PQ est en déficit de 7 points). En effet, même si le PLQ avait obtenu les 14,000 votes le séparant du PQ, cela n’aurait pu le faire remporter dans 30 circonscriptions de plus. L’ADQ a besoin, en moyenne, de 11 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 13,5 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 17 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

1998

À la 36e élection générale gouvernement péquiste majoritaire est élu avec 42,9% des votes, mais c’est le PLQ qui a obtenu le plus de votes, soit 43,6%. La volonté populaire est renversée pour la cinquième fois de l’histoire du Québec, puisque le parti ayant reçu le plus de votes n’a pas formé le gouvernement. Cela se produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Le PQ occupe 60,8% des sièges, il profite donc d’une surreprésentation de 18 points. Tous les autres partis sont sous-représentés (l’ADQ est en déficit de 11 points).  L’ADQ a besoin, en moyenne, de 21 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège, ce qui représente le plus grand écart.    L’indice de distorsion de cette élection est de 15,3, ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus que pour la plupart des élections.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 11 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) n’atteint même pas 2 (ce qui se produit dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

2003

À la 37e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 46% des votes. Il occupe pratiquement 60,8% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 15 points, alors que presque tous les autres partis sont sous-représentés (l’ADQ est en déficit de 15 points). L’ADQ a besoin, en moyenne, de 7 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 15 ce qui démontre un très grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique est très faible, puisque le nombre effectif de partis siégeant à l’Assemblée nationale (NEPS) est de 2 (chiffre qui n’est pas atteint dans 28 élections). De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

2007

À la 38e élection générale, un gouvernement libéral minoritaire est élu avec 33,1% des votes. Il occupe 38% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 5 points. L’indice de distorsion de cette élection est de 5,5 ce qui démontre moins d’écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus que pour la plupart des élections.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 9 partis soient en lice, le pluralisme politique n’est toujours pas effectif, avec un NEPS de 2,9, soit la plus haute valeur pour toutes les élections québécoises. Le NEPS dépasse 2,5 dans seulement trois élections, tandis qu’il n’atteint même pas 2 dans 28 élections. De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

2008

À la 39e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 42,1% des votes. Il occupe 52,8% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 10 points. QS a besoin, en moyenne, de 6 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège. L’indice de distorsion de cette élection est de 11,8 ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 10 partis soient en lice, le pluralisme politique n’est toujours pas effectif, avec un NEPS de 2,2. Le NEPS dépasse 2,5 dans seulement trois élections, tandis qu’il n’atteint même pas 2 dans 28 élections. De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

2012

À la 40e élection générale, un gouvernement péquiste minoritaire est élu avec 31,95% des votes. Il occupe 43,2% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 11 points. mais le PLQ a obtenu presqu’autant de votes, soit 31,2%. La volonté populaire a failli être renversée, c’est-à-dire que le parti ayant reçu le plus de votes a failli ne pas former le gouvernement, ce qui s’est produit 2 fois avant 1900 (1886-1890) et 3 autres fois par la suite (1944, 1966 et 1998). Il occupe 43,2% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 11 points, alors que tous les autres partis sont sous-représentés (la CAQ est en déficit de 12 points). En effet, même si le PLQ avait obtenu les 33,000 votes le séparant du PQ, cela n’aurait pu le faire remporter dans 4 circonscriptions de plus. QS a besoin, en moyenne, de 5 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège.    L’indice de distorsion de cette élection est de 13,5 ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus.

De 1867 à 2012, l’indice moyen de distorsion d’une élection est de 18,8  : il atteint 10 et moins dans seulement 7 élections, tandis qu’il va de 11 à 20 points dans 16 élections, et qu’il atteint même de 21 à 35 points dans 17 autres élections. Malgré que 19 partis soient en lice, le pluralisme politique n’est toujours pas effectif, avec un NEPS de 2,7, soit la 2e plus haute valeur de toutes les élections québécoises. Le NEPS dépasse 2,5 dans seulement trois élections, tandis qu’il n’atteint même pas 2 dans 28 élections. De 1867 à 2012, le NEPS moyen est de 1,8 parti, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice.

Des 120 pays analysés par Michael Gallagher, aucun n’atteint de si hauts indices de distorsion que le Québec, même pas le Canada, qui a dépassé 20 par 3 fois depuis 1945. En comparaison, depuis qu’ils utilisent un mode de scrutin proportionnel mixte compensatoire, l’Allemagne (1949) et la Nouvelle-Zélande (1993) n’ont jamais atteint 5 comme indice de distorsion, ayant chacun un indice moyen de 2,7. Ils ont aussi en moyenne plus de 3 partis effectifs obtenant des sièges (NEPS).  Voir les analyses des élections québécoises, et de leurs distorsions, depuis 1867 et le document comparant les distorsions entre ces élections et comparant les données québécoises aux résultats sous différents modes de scrutin, pour quelques pays.

2014

À la 41e élection générale, un gouvernement libéral majoritaire est élu avec 41,52% des votes. Il occupe 56% des sièges, il profite d’une surreprésentation de 14 points. Le PLQ et le PQ occupent ensemble 80% des sièges, alors qu’ils n’ont obtenus que 66% de votes. Les tiers partis sont sous-représentés (la CAQ et QS étant chacun en déficit de 5 points). QS a besoin, en moyenne, de 4 fois plus de votes que le parti gouvernemental pour obtenir un siège.

L’indice de distorsion de cette élection est de 11,6 ce qui démontre un grand écart global entre les votes recueillis et les sièges obtenus. Depuis 1867, l’indice moyen de distorsion des 41 élections québécoises est de 18,6, atteignant 10 et moins dans seulement 7 élections et allant même de 21 à 35 points dans 17 élections. Malgré que 19 partis soient en lice, le pluralisme politique n’est toujours pas effectif, avec un NEPS de 2,5, soit la 4e plus haute valeur de toutes les élections québécoises. Le NEPS dépasse 2,5 dans seulement trois élections, tandis qu’il n’atteint même pas 2 dans 28 élections. De 1867 à 2014, le NEPS moyen est de 1,8 partis, alors qu’il y a en moyenne 7 partis en lice..

Élections de 1867 à 2014

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